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Accompagnement

Accompagnement

Nous devons guider les enfants comme une ressource qui sécurise

On l’appelait auparavant « Pédagogie », mais à trop galvauder les mots, on les mélange jusqu’à la confusion avec leurs ersatz, tels que « pédagogisme » par exemple ; et ils prennent mauvaise presse. On l’appelle aujourd’hui « Accompagnement », mais il s’agit bien toujours de guider les enfants comme nous le rappelle l’étymologie, en étant à leur côté, non comme un garde-chiourme mais comme une ressource qui sécurise, tout en suggérant les bons chemins pour apprendre et pour comprendre.

             

Il se décline au lycée sous plusieurs formes :

 

A chaque niveau, les élèves bénéficient d’au moins deux heures de présence à leur côté de professeurs de disciplines fondamentales ou de spécialités en fonction des séries. Reprise d’éléments des cours, entraînement divers, entraide, approfondissement des notions étudiées et surtout jeu de questions-réponses en petits groupes s’il le faut pour que chacun puisse cheminer à son rythme. Aussi  pensons-nous que tout élève peut réussir sa scolarité et pas seulement ses examens, en utilisant les moyens mis à sa disposition au sein de l’Institution, sans recours à des béquilles extérieures, mangeuses de temps et souvent onéreuses.

 

 

Dans chaque classe, un temps dédié au partage des questions que peut faire naître la vie du groupe, le comportement de chacun, le suivi individuel  des études, les projets de formation de chacun ; mais aussi où s’élabore un projet de classe  en direction du service d’autrui, qu’il soit son voisin de table ou humain du bout du monde. Ce temps est animé par les Professeurs Principaux, doublés, en seconde par un professeur volontaire par classe pour répondre à la charge que constitue l’effectif important d’une classe de lycée.

 

Des « Etudes accompagnées » scandent chaque soir le travail des élèves de seconde : elles sont surveillées, encadrées et animées par un éducateur rodé et des professeurs de diverses matières qui interviennent ponctuellement dans leurs domaines de compétences, ou sur l’organisation du travail ou sur les méthodes d’apprentissage. Une méthode générale, détaillée dans toutes les classes au début de l’année sert de référence à chacun pour forger peu à peu sa méthode de travail. Un atelier de « gestion mentale », géré par des professeurs volontaires et formés, prend en charge les élèves qui manifestent des besoins particuliers. Les élèves de Terminale et de Première peuvent rester travailler le soir  en présence d’adultes ou en petits groupes organisés au foyer du Lycée. Quelques semaines avant chaque examen blanc, les Terminales peuvent participer à une étude nocturne (20h/22h) pour s’entraîner à prendre un rythme de travail personnel plus soutenu qui les prépare peu à peu au statut d’étudiant…sérieux. 

 

A tous les niveaux, un dispositif de réflexion collective et personnelle sur l’orientation constitue un des fondamentaux de la pédagogie du lycée. Se reporter au document « Les années Lycée » pour en savoir davantage pour les classes de 1e et de Terminale. En seconde, c’est dans le dialogue constant entre Professeurs principaux, Professeurs de Suivi, élèves et parents, quand ils s’y investissent, que se fait, au long des mois, la réflexion sur les voies à choisir.

 

L’accompagnement est enfin une tradition dans l’Eglise et les élèves qui le désirent quelle que soit leur choix ou leur non-choix religieux, bénéficient de la présence d’une équipe pastorale pour les accueillir, les écouter et les guider sur la voie de l’intériorité et de la prière. 

 

L’accompagnement revêt toutes les formes nécessaires pour faire grandir nos élèves. Il est donc appelé à se moduler et à se diversifier selon les besoins.

 

Montaigne nous rappelle à propos de celui qu’il appelle « un conducteur » et des jeunes gens qu’il éduque : « On ne cesse de criailler à nos oreilles (il s’agit de l’élève), comme qui verserait dans un entonnoir ; et notre charge, ce n’est que redire ce qu’on nous a dit. Je voudrais qu’il (le pédagogue) corrigeât cette partie, et que, de belle arrivée, selon la portée de l’âme qu’il a en main, il commençât à la mettre sur la montre (qu’il lui fît faire un galop d’essai), lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d’elle-même ; quelquefois lui ouvrant le chemin, quelquefois le lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu’il invente et parle seul. Je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour. Socrate et, depuis, Arcésilas faisaient premièrement parler leurs disciples, et puis ils parlaient à eux ». Et Montaigne d’ajouter malicieusement  une phrase extraite du traité De la Nature des Dieux, de Cicéron : « le plus souvent, qui veut s’instruire est gêné par l’autorité de ceux qui enseignent ». ( Montaigne – Essai XXVI, livre I – De l’Institution des enfants).